#33
- Sensuelles

- 12 avr. 2019
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 18 nov. 2019
Nous savons maintenant quels sont les effets physiologiques et psychiques de l’orgasme, nous avons découvert ses bienfaits, allons à présent un peu plus loin...
Nous avons toutes déjà entendu des phrases telles que : « Je suis clitoridienne », « Je suis vaginale »…
Mais, existe-t-il des catégories de femmes nommées en fonction de l’orgasme qu’elles parviennent à atteindre ? Est-ce correcte de dire que nous sommes « clitoridienne » ou « vaginale », notre orgasme peut-il réellement nous définir, nous catégoriser ?
Et si nous étions autre chose qu’une catégorie ? Et si nous sortions de ces cases dans lesquelles la société tente de nous classer jusqu’aux recoins de notre intimité. Et si finalement nous n’étions ni l’une ni l’autre ? Et si finalement nous étions l’une et l’autre ?
Comment sont définis ces orgasmes ? Pourquoi les oppose-t-on l’un à l’autre ? Sont-ils si différents ?
Nous allons essayer de comprendre ce sujet qui fait beaucoup parler de lui-même ces derniers temps.
L’orgasme clitoridien était défini comme étant un orgasme provoqué « par un frottement sur le clitoris ».
L’orgasme vaginal quant à lui était définit comme étant ce pique de plaisir atteint par l’unique pénétration, sans solliciter le clitoris.
Les théories freudiennes ont conditionné la vision populaire de la sexualité. Ces théories consistaient à séparer et opposer distinctement les deux orgasmes.
Elles affirmaient que le plaisir lié au clitoris était un stade immature et infantile de la sexualité de la femme d’une part, or le plaisir lié au vagin et à la pénétration quant à lui, était le stade mature de la femme. De plus, une femme qui ne parvenait pas à atteindre son plaisir autrement que par la stimulation du clitoris pouvait être perçue comme étant frigide voir déficiente mentale.
Freud par ces affirmations venaient faire culpabiliser les femmes ressentant davantage de plaisir par la stimulation clitoridienne que par la pénétration. Il prétendait que le vagin développait un orgasme opposé et plus accompli que le clitoris.
Aujourd’hui heureusement, ces concepts sont rediscutés et beaucoup de médias engagés en parlent.
Nous savons à présent qu’il n’y a pas d’orgasme plus complet que l’autre, mais surtout, nous savons que les deux orgasmes sont totalement liés et en continuité puisque l’orgasme dit « vaginal » est également lié à la stimulation du clitoris ! Cela vient donc déconstruire toutes nos idées préconçues sur l’opposition brutale des deux orgasmes.
⚜️Explication : Le clitoris est une membrane qui extérieurement ressort au sommet de la vulve et intérieurement fait en moyenne 11 centimètres. Il s’étend et entour d’une part et d’autre le vagin.
Il fait réellement le tour entre toute la partie externe et interne, de manière à former un Y. La pointe basse du Y constitue la partie externe du clitoris et les deux pointes hautes constituent la partie immergée dans le vagin.
Le vagin est une cavité insensible tandis que le clitoris est composé à lui seul de milliers de terminaisons nerveuses, il en possède même plus que le pénis ! Donc la stimulation interne du clitoris sera la seule cause du plaisir dit « vaginal ».
De ce fait, nous pouvons dire qu’il y a plusieurs façons d’atteindre l’orgasme, puisque nous pouvons l’atteindre soit par stimulation interne ou externe, mais nous ne pouvons pas opposer catégoriquement les deux orgasmes.
D’autant plus qu’il y a encore bien d’autres zones de notre corps qui peuvent déclencher l’orgasme.
Chaque femme, chaque individu est différent et peut ressentir des sensations différentes. Nous pouvons recevoir des orgasmes par différents moyens. Le tout c’est de se donner la peine d’explorer toutes nos zones érogènes qui sont potentiellement des zones pouvant nous procurer un orgasme.
Le point G lui aussi n’est finalement pas un point particulier mystique et totalement à part. Il est défini comme une zone érogène situé sur la paroi interne du vagin et cette zone serait aussi lié au clitoris. Bien que les hypothèses soient encore nombreuses et quelque peu floues, la théorie la plus plausible selon moi reste celle qui affirme que c’est le point de contact entre le vagin et le clitoris. Mais nous en avons encore des choses à apprendre sur le clitoris et le plaisir féminin au vu de la longue omission du clitoris et de sa valeur.

⚜️En pratique, comment cela se passe-t-il ?
Il est tout à fait possible d’atteindre notre pique de plaisir par le biais de la stimulation externe de notre clitoris.
Ainsi cet orgasme ne requière pas nécessairement de pénétration. Mais il peut être déclenché lors d’un rapport avec pénétration, car le clitoris peut être stimulé extérieurement dans certaines positions via le frottement, notamment lorsque la femme est au-dessus de son partenaire.
Egalement, il est possible lors de la pénétration de titiller le clitoris, ainsi que toute la zone érogène vulvaire.
Certaines positions vont faciliter le passage de nos doigts, de ceux de notre bien aimé et pour d’autres sensations on peut utiliser un sextoy.
L’orgasme par pénétration (ou vaginal) va quant à lui être favorisé grâce à la contraction de notre périnée. Plus notre périnée sera contracté, plus celui-ci permettra l’encerclement du clitoris « interne » sur la verge en mouvement de notre partenaire et de ce fait il sera stimulé. La contraction du périnée va permettre plus de sensations que ce soit pour la femme ou pour l’homme.
Le fait d’entretenir son périnée en le musclant va aider à l’atteinte du plaisir vaginal et accroitra les sensations du rapport pour les deux partenaires en dehors même du plaisir de l’orgasme, qui je le pense, reste tout autant voir plus important que l’orgasme.
L’orgasme anal, moins connu que les précédents est plus tabou. La zone anal représente elle aussi une région qui offre de multiples sensations. En effet, cette zone étant très innervée, que ce soit à l’intérieur ou à la surface, l’anus est capable de procurer un orgasme. De plus les zones anale et génitales sont reliées. Nous l’avons vu dans le précédent article, les muscles anaux se contractent lors de l’atteinte d’un orgasme, ces zones constituent un même groupe anatomique.
Chez l’homme la pénétration anale stimule la prostate qui est « le point G masculin ».
La pénétration anale doit se faire si vous en avez vraiment envie. Elle doit être suffisant préparée, avec une bonne hygiène bien évidement, une lubrification suffisante, qui peut se faire avec un annulingus (pratique consistant à la stimulation et la lubrification de la surface de la zone anale par la langue) ou du lubrifiant. Il faut s’assurer d’être suffisamment dilatée, pour cela la pénétration d’un doigt ou encore d’un plug peut être sollicitée. Et enfin il faut s’assurer d’être suffisamment en confiance.
Pour finir, il existe autant de façon d’atteindre l’orgasme qu’il existe de moyen de s’explorer, je ne pourrai pas développer davantage sur tous ces moyens existants car nous n’en finirions pas, mais sachez qu’il est aussi possible d’atteindre l’orgasme par la stimulation des mamelons, par stimulation du « deep spot », l’orgasme est aussi mental et il peut survenir au cours du sommeil... C’est autant de preuves qui montrent que l’orgasme ne se réduit pas à notre zone génitale
Dans le prochain article, nous verrons comment favoriser et notre plaisir et l’orgasme...









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