#39
- Sensuelles

- 3 août 2019
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 16 nov. 2019
🔱~ Déclencher l’effet fontaine ?
Maintenant que nous avons vu ce qu’était l’effet fontaine, certaines peuvent sûrement s’être interrogées à ce sujet : « j’aimerais que ça m’arrive aussi » ou encore « ah non j’espère que ça ne m’arrivera pas »...
Nous avons également compris qu’il n’y a pas les femmes fontaines d’un côté et le reste du monde de l’autre, et pourtant nous n’avons pas toutes réussi à vivre ce phénomène pour autant...
Alors pourquoi ?
Dans un premier temps, nous l’avons compris, certaines femmes ont plus appris que d’autres à se familiariser avec leur corps et parviennent à ejaculer sans forcément que cette ejaculation soit accompagnée d’un orgasme.
Aussi, certaines y parviendront par la stimulation de la zone clito-urétro-prostato-vaginale (ce qu’on appel plus communément le point G), qui va déclencher un orgasme et donc un lâcher prise. Certaines femmes parviennent à ejaculer systématiquement via la stimulation de cette zone.
Et enfin, d’autres femmes auront un effet fontaine totalement surprise, parce qu’elles n’y penseront pas, elles ne penseront à rien d’autre qu’au plaisir, elles sont totalement détendues, voir ailleurs, elles permettront ainsi à leur corps un lâcher prise total lors de l’orgasme et donc à l’atteinte de l’effet fontaine !
Je pense pour ma part qu’il n’y pas pas vraiment de technique, l’effet fontaine est plus le résultat d’un état psychologique totalement libéré, un mécanisme totalement cérébral...
Libérées de toutes peurs, en connexion totale et intense au moment, détachée de l’encrage social autour de la honte et du « qu’en dira-t-on » ou encore de notre image face à la sexualité (avoir plus ou moins du mal à s’approprier le sex, en faire quelque chose de totalement externe à nous, qui ne correspond pas à notre image et à notre être).
Être remplie de bien être et de bonheur grâce à la cohésion entre les partenaires, la qualité de communication et de la relation, et tout simplement avoir confiance en soi, pourra influencer également. Plus on se senti bien dans sa peau, dans sa tête et aussi dans son couple, plus l’extase se fait ressentir.
Le mood du moment, l’intensité d’excitation va aussi être favorable au lâcher prise de l’instant !
Quoi qu’il en soit, de nombreux facteurs sont à prendre en compte et nous permettent de savoir que le sex et le plaisir est bien plus que technique, manuel et mécanique et qu’encore une fois c’est un mélange complexe de psychologie de d’alchimie...
Toutefois atteindre ce syndrome n’est pas une obligation, mais juste une expérience et une expérimentation en plus du plaisir.
« Être femme fontaine » ne veut pas dire avoir une meilleure sexualité ou avoir eu une expérience meilleure que sans effet fontaine. Cela ne doit pas devenir un objectif à atteindre, ni une fin en soi. Justement à force de rechercher et d’en faire un but final, cela risque de nous mener à la déception et donc d’ajouter un poids de frustration. Rien de plus mauvais pour le lâcher prise où on ne doit rien rechercher, rien calculer et être uniquement dans l’imprégnation de l’instant présent. Cela rentre dans la difficulté d’atteindre cet état.
Donc pour déclencher la femme fontaine qui est en nous, il ne faut pas être à sa recherche et en même temps il faut la laisser arriver quand elle se manifeste et ne pas la rejeter ! Il faut lui laisser l’espace à son entrée en faisant le ménage dans son esprit, le libérer totalement de tout encombrement et se laisser totalement aller tout en guidant son partenaire et en lui communiquant nos sensations !
Il existe des cultures où l’effet fontaine fait partie de l’apprentissage de la sexualité des jeunes filles à qui on apprend à « devenir femme fontaine »... Au Rwanda par exemple, l’apprentissage de l’effet fontaine fait partie de l’éducation sexuelle !
En effet, les femmes sont préparées pour leur mariage à être des « femmes fontaines ».
« Le gukuna, coutume supervisée par la tante paternelle, consiste en une série de massages réciproques et intimes entre jeunes filles pour étirer progressivement les petites lèvres. À terme, les petites lèvres dépassent des grandes, ce qui augmente la sensibilité et favorise l’éjaculation féminine. L’opposé de l’excision, en somme. Le sexe féminin obtient ainsi une sorte de protection (des « rideaux », en kinyarwanda), l’équivalent du prépuce des hommes. Le gukuna était autrefois si important qu’un mariage pouvait être annulé s’il n’avait pas été fait dans les règles de l’art, au même titre qu’un défaut de virginité. »
Ainsi l’ejaculation féminine est recherchée et est perçue dans le schéma de pensé collectif comme un liquide sacré signe de fertilité d’épanouissement et de bonheur conjugal.
En somme, beaucoup de choses se disent autour de l’effet fontaines, mais il est important de ne pas en faire un but car l’effet fontaine questionne aussi l’injonction à la performance. Le fait de voir cela comme étant un but à atteindre fait perdre de vu l’essentiel d’une relation sexuelle qui est le partage et le plaisir. Or la recherche prononcée d’éveil de ce phénomène peut créer l’oublie de l’essentiel : profiter de l’instant et créer une autre forme de pression : l’angoisse de performance.









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